Notre lecture experte des données — chaque chapitre est étayé par les sources officielles citées en méthodologie
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Méthodologie et limites : ce que ce baromètre mesure, et ce qu'il ne mesure pas
Ce baromètre repose sur une source unique : les dossiers déposés sur wafir.ma entre le 20 mai et le 24 août 2026, extraits le 24 août, agrégés et anonymisés. Sur 1 399 dossiers créés durant la période, 380 sont restés à l'état de brouillon (27 %) et ont été exclus ; l'analyse porte sur les 1 019 dossiers effectivement soumis (870 en attente de traitement, 148 déjà transmis à un partenaire, 1 rejeté). Trois limites doivent être posées d'emblée. (1) Il s'agit d'un échantillon d'audience internet, celle d'un comparateur en ligne : il surreprésente mécaniquement les urbains connectés et ne constitue en aucun cas une enquête nationale représentative des ménages marocains. (2) Les données sont déclaratives : montants, revenus et statut professionnel sont saisis par le demandeur, sans vérification de pièces à ce stade ; certains champs sont facultatifs, d'où des bases variables (404 dossiers pour les revenus, 373 pour le statut professionnel, 252 pour la nature du financement immobilier). (3) Les effectifs par produit sont parfois faibles : nous ne publions de montants que pour les produits comptant au moins 8 dossiers renseignés, et nous privilégions la médiane à la moyenne, plus sensible aux valeurs extrêmes. Aucun chiffre de ce baromètre n'est extrapolé au marché national ; lorsqu'un ordre de grandeur externe est cité, sa source est indiquée.
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Crédit, assurance, épargne : la répartition des demandes
Sur les 1 019 dossiers soumis, le pôle crédit en totalise 483 (47,4 %) et le pôle assurance 469 (46,0 %) : à quatorze dossiers près, les deux univers pèsent le même poids dans la demande adressée à la plateforme. Le pôle épargne et placements compte 60 dossiers (5,9 %) et les demandes purement immobilières, hors financement, 7 dossiers (0,7 %). Cette quasi-parité crédit/assurance est le premier enseignement de l'édition : un comparateur conçu au départ comme un outil de recherche de financement est utilisé tout autant pour comparer des contrats d'assurance, avec une logique de produits très différente. L'assurance est tirée par des besoins obligatoires ou saisonniers (auto, voyage) ; le crédit par des besoins de trésorerie de court terme (consommation) avant les projets longs (immobilier). L'épargne, encore modeste en volume, montre qu'une partie de l'audience vient chercher où placer plutôt que quoi emprunter.
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Top 10 des produits demandés : crédit conso et assurance auto en tête
Les vingt produits les plus demandés représentent 984 dossiers sur 1 019. Classement (dossiers, part du total) : (1) crédit à la consommation — 211, 20,7 % ; (2) assurance auto — 201, 19,7 % ; (3) assurance voyage — 110, 10,8 % ; (4) assurance santé — 84, 8,2 % ; (5) crédit immobilier — 78, 7,7 % ; (6) rachat de crédit — 61, 6,0 % ; (7) épargne et placements — 50, 4,9 % ; (8) Mourabaha — 43, 4,2 % ; (9) crédit auto — 32, 3,1 % ; (10) assurance habitation — 25, 2,5 %. Suivent le paiement fractionné (17), l'assurance moto (12), l'assurance loyers impayés (10), le microcrédit (10), la RC professionnelle (8), le leasing/LLD (8), l'assurance emprunteur (7), le crédit études (6), le crédit professionnel (6) et le crédit Fogarim (5). Deux produits — crédit conso et assurance auto — concentrent à eux seuls 40,4 % des demandes (412 dossiers), et les cinq premiers 67,1 % (684 dossiers). Au sein du pôle crédit, la consommation pèse 43,7 % des dossiers (211 sur 483), loin devant l'immobilier (78, 16,1 %), le rachat de crédit (61, 12,6 %), la Mourabaha (43, 8,9 %) et le crédit auto (32, 6,6 %). Au sein du pôle assurance, l'auto représente 42,9 % (201 sur 469), le voyage 23,5 % (110) et la santé 17,9 % (84) ; l'habitation reste marginale (25, 5,3 %). L'assurance voyage, troisième produit toutes catégories confondues, est un marqueur net de la période estivale couverte par cette édition.
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Montants demandés : médianes, moyennes et pourquoi elles divergent
Les montants ci-dessous sont ceux déclarés par les demandeurs pour les produits de financement et d'épargne comptant au moins 8 dossiers renseignés (médiane, puis moyenne, en MAD). Crédit à la consommation (211 dossiers) : médiane 32 000, moyenne 58 981. Crédit immobilier (72) : médiane 575 000, moyenne 952 563, durée moyenne souhaitée 192 mois, soit 16 ans. Rachat de crédit (61) : médiane 294 600, moyenne 524 744. Mourabaha (41) : médiane 380 000, moyenne 647 059. Crédit auto (25) : médiane 150 000, moyenne 212 390. Leasing/LLD (8) : médiane 360 000, moyenne 510 000. Microcrédit (10) : médiane 10 000, moyenne 26 300. Paiement fractionné (17) : médiane 7 000, moyenne 9 676. Épargne et placements (49) : médiane 25 000, moyenne 630 917. Pourquoi cet écart systématique entre médiane et moyenne ? La médiane est le montant qui partage les demandes en deux moitiés égales ; la moyenne est tirée vers le haut par une minorité de dossiers très élevés. Sur le crédit conso, la moyenne dépasse la médiane de 84 % ; sur l'immobilier, de 66 % ; sur le rachat de crédit, de 78 %. Le cas de l'épargne est extrême : une médiane de 25 000 MAD pour une moyenne de 630 917 MAD signifie que la moitié des épargnants souhaitent placer 25 000 MAD ou moins, tandis que quelques dossiers portant sur des capitaux importants gonflent la moyenne. Pour un lecteur qui veut se situer, la médiane est donc le bon repère : la demande type de crédit conso sur wafir.ma est de l'ordre de 32 000 MAD, et la demande type de crédit immobilier de 575 000 MAD sur 16 ans. Les montants saisis sur les formulaires d'assurance ne sont pas comparables entre eux (valeur assurée, budget ou prime selon le produit) et ne sont pas repris ici.
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Profil des demandeurs : statut professionnel et revenus déclarés
Statut professionnel (373 dossiers renseignés) : CDI 166 (44,5 %), fonctionnaire 79 (21,2 %), travailleur non salarié ou indépendant 63 (16,9 %), CDD 39 (10,5 %), retraité 25 (6,7 %), salarié sans précision de contrat 1 (0,3 %). Deux demandeurs sur trois (245, soit 65,7 %) disposent ainsi d'un revenu stable de type CDI ou fonction publique, profil privilégié par les établissements de crédit ; les indépendants, qui rencontrent le plus de difficultés d'accès au financement bancaire classique, représentent tout de même près d'un dossier sur six. Revenus mensuels déclarés (404 dossiers) : moins de 5 000 MAD — 126 (31,2 %) ; de 5 000 à 9 999 MAD — 147 (36,4 %) ; de 10 000 à 19 999 MAD — 63 (15,6 %) ; de 20 000 à 39 999 MAD — 38 (9,4 %) ; 40 000 MAD et plus — 30 (7,4 %). Autrement dit, 67,6 % des demandeurs ayant renseigné leur revenu déclarent moins de 10 000 MAD par mois (273 sur 404) et seuls 16,8 % dépassent 20 000 MAD (68). Ce profil de revenus modestes à intermédiaires est cohérent avec la domination du crédit à la consommation de petit montant (médiane 32 000 MAD) et place le taux d'endettement, premier critère d'examen des banques, au cœur de la faisabilité de la plupart des dossiers. Rappel : ces revenus sont déclarés par le demandeur et non vérifiés ; la base de 404 dossiers représente 39,6 % des dossiers soumis.
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Le fait marquant : 39 % des demandes de financement immobilier en Mourabaha
Le résultat le plus saillant de cette première édition concerne la finance participative. Sur les 252 dossiers de financement immobilier où le demandeur a précisé la nature du financement souhaité, 154 ont choisi un crédit classique (61,1 %) et 98 une Mourabaha (38,9 %) — près de quatre demandes sur dix. À cela s'ajoutent les 43 dossiers déposés directement via le formulaire Mourabaha (4,2 % de l'ensemble des demandes, 8,9 % du pôle crédit). Le montant médian demandé en Mourabaha, 380 000 MAD (41 dossiers), est inférieur de 195 000 MAD au montant médian du crédit immobilier classique, 575 000 MAD (72 dossiers), ce qui suggère des projets d'acquisition plus modestes ou un apport personnel plus élevé de la part des candidats au financement participatif — nos données ne permettent pas de trancher entre ces deux hypothèses. Ce que ce chiffre dit, et ce qu'il ne dit pas : il mesure une intention de demande sur une plateforme en ligne, pas une part de marché des banques participatives dans les crédits effectivement décaissés, qui relève des statistiques de Bank Al-Maghrib. Il indique en revanche que, lorsqu'on lui donne explicitement le choix, une fraction importante des candidats à l'accession préfère la formule Mourabaha, et que la comparaison classique/participatif devrait figurer dans tout parcours de financement immobilier, y compris chez les banques conventionnelles qui disposent d'une fenêtre participative.
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Géographie de la demande : Casablanca loin devant, Marrakech deuxième
La ville de résidence est un champ libre, que nous avons normalisé (casse, espaces, saisies en arabe : « مراكش » regroupé avec Marrakech). Sur les neuf villes les plus citées, qui totalisent 352 dossiers, la hiérarchie est la suivante : Casablanca 156 (44,3 %), Marrakech 48 (13,6 %), Rabat 44 (12,5 %), Tanger 22 (6,3 %), Fès 21 (6,0 %), Agadir 21 (6,0 %), Meknès 16 (4,5 %), Oujda 14 (4,0 %), Salé 10 (2,8 %). Deux enseignements. D'abord, Casablanca pèse à elle seule plus que les huit autres villes réunies (156 contre 196 pour les huit suivantes, soit un écart de seulement 40 dossiers), conformément à sa place de capitale économique. Ensuite, une fois les doublons de saisie regroupés, Marrakech passe devant Rabat : sans normalisation, la ville ocre n'apparaissait qu'avec 22 dossiers, à égalité avec Tanger, ses 26 autres dossiers étant dispersés entre une variante avec espace final (14) et la graphie arabe (12). En additionnant Rabat et Salé (54 dossiers, 15,3 %), l'agglomération de la capitale reste toutefois deuxième pôle de demande. L'axe Casablanca–Rabat–Salé concentre 210 dossiers, soit 59,7 % de cet échantillon géolocalisé. Rappel de prudence : ces parts sont calculées sur les dossiers ayant renseigné une ville figurant dans ce top 9, non sur l'ensemble des 1 019 dossiers.
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Dynamique mensuelle : de la fin mai à la fin août
Dossiers soumis par mois : mai 32 (sur 12 jours, du 20 au 31), juin 212, juillet 421, août 354 (sur 24 jours, du 1er au 24). Le volume a presque doublé entre juin et juillet (+98,6 %) et août, ramené à un rythme quotidien, se situe au-dessus de juillet : 14,8 dossiers par jour contre 13,6 en juillet, 7,1 en juin et 2,7 sur la fin mai. Juillet et août réunis représentent 775 dossiers, soit 76,1 % de la période. Cette progression tient à deux facteurs qu'il faut distinguer : la montée en audience d'une plateforme récente d'une part, la saisonnalité estivale d'autre part — assurance voyage et déplacements de l'été, rentrée scolaire à financer, période traditionnelle des retours de Marocains résidant à l'étranger. Nos données ne permettent pas d'isoler la part de chacun de ces effets ; la prochaine édition, avec un recul plus long, apportera une base de comparaison mois par mois et produit par produit.
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Ce que cela signifie pour un emprunteur ou un assuré
Pour un emprunteur : (1) La demande type de crédit conso est de 32 000 MAD ; sur ce type de montant, l'écart entre offres se joue sur le taux, les frais de dossier et l'assurance emprunteur, d'où l'intérêt de comparer avant de signer plutôt que d'accepter la première proposition de sa banque. (2) Sur l'immobilier, la médiane de 575 000 MAD sur 16 ans place l'essentiel des demandes dans le logement intermédiaire ; le choix classique/Mourabaha mérite d'être posé explicitement dès la simulation, comme le font déjà 39 % des demandeurs, car le coût total des deux formules ne se compare pas sur le seul taux affiché. (3) Le rachat de crédit, troisième produit de financement (61 dossiers, médiane 294 600 MAD), répond à une logique de désendettement : il n'a de sens que si la mensualité regroupée et le coût total sont effectivement inférieurs à ceux des crédits repris, allongement de durée compris. (4) Avec 68 % de revenus déclarés sous 10 000 MAD par mois, le taux d'endettement sera le premier point examiné : préparer ses justificatifs de revenus et solder les petits crédits en cours avant de déposer un dossier augmente les chances d'acceptation. Pour un assuré : (5) L'assurance auto est le premier produit d'assurance demandé (201 dossiers) ; c'est aussi celui où l'écart de prime entre assureurs, à garanties égales, justifie le plus une comparaison à chaque échéance annuelle. (6) L'assurance voyage, 110 dossiers sur l'été, est souvent souscrite dans l'urgence : anticiper permet de vérifier les garanties exigées par le pays de destination et les exclusions. Contexte de taux : Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur à 2,25 % ; à titre d'ordre de grandeur externe, le TAEG moyen du marché du crédit immobilier ressortait à 4,64 % au premier semestre 2026 selon le baromètre Afdal (36 500 offres), déjà cité sur wafir.ma. Ces repères de marché ne proviennent pas de nos dossiers.
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Questions fréquentes sur le baromètre
Combien de Marocains demandent un crédit sur wafir.ma ? — Entre le 20 mai et le 24 août 2026, 1 019 dossiers ont été soumis, dont 483 pour un crédit (47 %) et 469 pour une assurance (46 %). Quel est le montant moyen d'un crédit à la consommation demandé au Maroc ? — Sur wafir.ma, le montant médian demandé est de 32 000 MAD, la moyenne de 58 981 MAD étant tirée vers le haut par quelques gros dossiers ; il s'agit de montants demandés, non accordés. Quel montant pour un crédit immobilier au Maroc en 2026 ? — Le montant médian demandé sur la plateforme est de 575 000 MAD, sur une durée moyenne souhaitée de 16 ans (192 mois) ; la moyenne s'élève à 952 563 MAD. Mourabaha ou crédit classique : que choisissent les Marocains ? — Parmi les 252 demandeurs ayant précisé la nature du financement immobilier souhaité, 39 % (98) optent pour une Mourabaha et 61 % (154) pour un crédit classique. Quelle assurance est la plus demandée au Maroc ? — L'assurance auto (201 dossiers, 43 % du pôle assurance), devant l'assurance voyage (110) et l'assurance santé (84). Ces chiffres sont-ils représentatifs du marché marocain ? — Non : ils décrivent l'audience internet d'un comparateur, sur des données déclaratives, et ne remplacent pas les statistiques de Bank Al-Maghrib ou de l'ACAPS ; ils sont publiés comme un indicateur de tendance de la demande en ligne, avec leurs limites.